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Le C.E.R.

Le Centre d’Entraînement à la Régate de la Ville de Genève (C.E.R.) est une association à but non lucratif née en 1987. Le C.E.R. se situe au bout de la digue sud du Port-Noir. Son objectif est la promotion de l’entraînement et de la compétition à la voile pour les jeunes. De mars à octobre, des entraînements  quasi quotidiens sont organisés à bord des trois Surprise et d’un Farr 30.

Les « jeunes du C.E.R. » participent aux régates lémaniques (Bol d’Or, critériums, etc.) et à des courses à l’étranger telles que la Primo Cup (Monaco), la Massilia Cup (Marseille), la Route des Iles (Marseille-Corse) et le fameux Tour de France à la Voile.

Le C.E.R. est un tremplin pour les talents du Léman. Plusieurs d’entre-eux se sont faits un nom sur le plan international après être passés dans les rangs de l’association, tels que Dominique Wavre, Christian Wahl, Kiny Parade, Nils Frey, Yves Detrey, Jean-Marc Monnard, Etienne David ou Julien di Biase.

CS 2009 Morat - Le Surprise

Championnat suisse de Surprise 2009, Morat (M. Kobel)

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La flotte du C.E.R. est constituée de :

Trois Surprise récents et complètements équipés régate. Le Surprise est un voilier lesté, conçu par l’architecte naval Michel Joubert en 1976. Construit à plus de 1000 unités, le Surprise devrait rester encore longtemps le voilier phare de la régate lémanique.

Le Farr 30 « Ville de Genève – Carrefour Prévention », préparé au meilleur niveau. Le Farr 30 est un voilier mis au point par le célèbre cabinet d’architecte Farr Design. Il a été choisi comme bateau pour le Tour de France à la Voile depuis 1999.

Un canot moteur en aluminium type Castor du chantier Delavergne, équipé d’un moteur de 50cv, permet aux entraîneurs de coacher les équipages dans toutes les conditions et en toute sécurité.

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Autres infos:

Avec une centaine de membres et plus de deux cents jours de navigation par an, le CER est en constante activité. Entre le plan d’eau et la digue sud, entre la salle de gym et le tableau-noir, entre la caisse à outils et le tuning fin, les activités sont innombrables, parfois insoupçonnés. Pour réaliser les buts qui sont fixés dans ses statuts, le CER a mis en place, au fil des années, une structure permettant à chacun de progresser en régate, en fonction de son niveau de départ.

L’activité principale est basée sur les entraînements quasi quotidiens organisés entre fin mars et fin octobre dans le petit lac. Ces derniers sont organisés en différents modules évoluant tout au long de la saison. Des entraîneurs qualifiés sont chargés de dispenser les séances adaptées chaque jour aux conditions météorologiques.

Pour mettre en pratique ce qui est travaillé à l’entraînement, une régate appelée « championnat du monde de la rade » et organisée tous les mardis, conjointement avec la SNG. Elle permet à chacun de se mesurer avec différents bateaux, dans un contexte où les enjeux ne sont pas ceux d’un championnat ou un critérium.

Dès la fin octobre, des entraînements physiques ont lieu en salle de gym afin de poursuivre une activité régulière pendant l’hiver. Avec l’objectif de garder la forme, la gym du CER a surtout pour vocation de fédérer les membres autour d’un projet commun pendant qu’une partie des bateaux sont au sec. L’esprit d’équipe et la cohésion sont largement travaillés, à travers divers sports et jeux de groupe.

En plus des activités sportives, le CER consacre une part importante de ses ressources à la préparation et à l’entretien des bateaux. Tâche relativement lourde, elle requiert du goût pour la technique et le travail manuel. Il a en effet maintes fois prouvé que ce sont les beaux bateaux, biens entretenus et finement ‘tunés’ qui gagnent. Il est donc capital d’attacher beaucoup d’attention à ce point.

Des séances de théories sont aussi organisées tout au long de la saison, sur les thèmes liés à la régate, comme la météo, la stratégie, le matelotage et bien sûr les règles de course. Des personnalités comme Jean-Yves Bernot ou Russell Coutts se sont exprimées dans le cadre du CER.

Des entraînements spécifiques et ponctuels ont enfin lieu pendant l’hiver, en alternance avec l’entretien des bateaux. Ils permettent aux membres les plus rigoureux de garder le rythme, et de naviguer dans des conditions plus difficiles. À un certain niveau, ils deviennent indispensables à une bonne progression.
Mais tout ce qui a été décrit précédemment n’aurait de sens si l’on ne parle pas de compétition, de REGATE, notre raison d’être ! Un programme complet est établi en début d’année, avec différents types de courses, grands parcours, championnats, régates en mer, critériums, et des objectifs clairs.

Ainsi, les trois Surprise du CER participent principalement aux régates de classe comme les critériums et les différents championnats (Suisse, France, Méditerranée, Europe). Ils sont évidemment présents pour les grandes classiques lémaniques comme le Bol d’Or.
Le Mumm 30 navigue quant à lui avec l’équipe qui prépare le Tour de France à la Voile lors notamment de la Primo-Cup et de la Massillia Cup. Selon le calendrier, il participe aussi parfois aux régates lémaniques.

La compétition constitue l’aboutissement des entraînements, elle est le fondement même de notre association. Rien de tel en effet pour progresser rapidement, que de se confronter à une flotte de 30 bateaux sur une ligne de départ. Les régates de Surprise sont idéales puisque y rencontre régulièrement 30 bateaux, parfois 40.

Au sommet des activités du CER, le Tour de France à la Voile, qui constitue une régate d’exception. Endurance et niveau international sont les principaux ingrédients de ce fameux Tour. Mêlant parcours bananes et étapes de ralliement, les meilleurs coureurs du moment y participent toujours. Exigeant à tous les niveaux, le Tour de France demande une endurance à toute épreuve, une haute technicité, du savoir-faire en navigation et un engagement sans concession. Avec ses 1000 milles de courses et un mois de régates intense, le Tour de France à la Voile est bien entendu réservé aux membres les plus assidus.

Le CER est ouvert à tous les jeunes qui pratiquent la voile et qui sont passionnés par la régate. Constitué d’une solide équipe cumulant une expérience d’une excellente qualité, le CER veut continuer longtemps à former les meilleurs régatiers du Léman et d’ailleurs.

Les bateaux

Le CER dispose, pour mener à bien ses activités, d’une flotte de plusieurs bateaux adaptés à son programme et à ses objectifs.

Si aucun dériveur ne figure à l’inventaire, des bateaux du CER, c’est parce que les clubs de voile sont souvent largement équipés de tels voiliers. Ces derniers proposent en effet presque tous de l’initiation, de l’école de voile, ainsi qu’un support à la compétition sur dériveur pour les plus motivés.

Lien naturel entre les clubs du canton, le CER s’efforce toujours d’être complémentaire aux activités déjà offertes. La flotte du CER a donc été constituée dans cet esprit, pour offrir des supports que les clubs n’ont pas, et ouvrir la régate en lesté aux jeunes talents.

Perspectives

La durabilité du CER repose sur une subtile alchimie, faite de formation et de résultats sportifs. Pour ce faire, le CER doit être attractif, exemplaire et tout en restant accessible. La recette est complexe, car il faut, tout en cultivant une relève de qualité, permettre aux navigateurs confirmés d’exprimer leur talent. L’équilibre dans l’attribution des ressources, humaines et financières d’un côté ou de l’autre est difficile. Si l’on investit trop dans la formation, on risque de négliger les meilleurs, les résultats en pâtiraient et le CER perdrait de son attrait. A contrario, si l’on donne trop aux régatiers confirmés, la relève pourrait rapidement être découragée.

Les perspectives du CER sont donc clairement celles de conserver ce subtil équilibre. Le Tour de France à la Voile doit rester l’évènement phare de la saison. Y participer doit être un accomplissement. La culture du résultat pour cette régate doit être appliquée strictement, la dilettante n’y ayant pas sa place. Par ailleurs, les jeunes doivent toujours se sentir à l’aise de pouvoir barrer un Surprise lors d’un critérium, même s’ils débutent à ce poste.

Par ailleurs, le responsable du CER doit continuer à jouer un rôle majeur dans la motivation des équipes. L’administrateur joue en effet un rôle clé, il doit être une sorte de mentor pour les jeunes qui nous rejoignent. Dominique Wavre, skipper incontournable en IMOCA ; Etienne David vainqueur du premier Challenge Ferrier Lullin (aujourd’hui Julius Baer), ou encore Julien di Biase aujourd’hui bras droit de Russell Coutts en sont les meilleurs exemples. Tous trois ont dirigé le CER plusieurs années. Leur réussite sportive après le CER reste encore une référence pour ceux qui s’intéressent à notre association.

Destiné à ouvrir la compétition à la voile à tous les navigateurs et navigatrices motivés, le CER poursuivra donc sa tâche, en restant une institution exemplaire, ouverte à tous ceux qui aiment la compétition, le travail, la progression, la belle manœuvre, la victoire.